1996 - 1999 : La crise


 

1996 : Shanghai Grand (réalisateur officieux, producteur)
Dans le Shanghai des années 30, l'ascension de deux hommes, un révolutionnaire (Leslie Cheung) et un petit gangster ambitieux (Andy Lau), qui se déchireront pour l'amour d'une femme.

Adapté d'une série télévisée à succès, elle-même inspirée par Borsalino, ce film bénéficie d'une reconstitution fastueuse. Tsui Hark a imposé un sous-texte politique à l'intrigue, ce qui apporte de l'épaisseur à la romance. En revanche la scène baroque du serpent, qu'il a tournée à l'insu du réalisateur du film, est en complet décalage avec une mise en scène plutôt sobre.

Disponibilité : Chez HK vidéo en V.O.S.T.F. dans une excellente copie, mais un ronflement sur la piste hifi vient gâcher le plaisir .

 

1996 : Black Mask (producteur)
Une équipe de surhommes doit être démantelée, mais Tsui (Jet Li) parvient à s'échapper. Il tente de se construire une nouvelle vie, mais bientôt son passé ressurgit.

Adapté d'une BD chinoise, le film possède une esthétique très réussie et quelques scènes d'actions bien barrées , même si les ambitions du réalisateur, Daniel Lee, ont été quelque peu limitées par ses producteurs.  

Disponibilité : Chez HK vidéo en V.O.S.T.F. dans une excellente copie. Son Stéréo.

 

1997 : Once Upon A Time In China And America (producteur)
Wong Fei-hung (Jet Li) part aux Etats-Unis avec tante Yee (Rosamund Kwan) et Club Foot (Xiao Xin-xin) afin de visiter l'école qu'a ouvert son disciple So. Sur le chemin nos héros sont attaqués par des indiens et, suite à la bataille, Fei-hung reçoit un coup sur la tête qui lui fait perdre la mémoire...

Bien que Jet li soit de retour, la série continue son irrémédiable liquidation du mythe que Tsui Hark avait savamment élaboré dans les trois premiers épisodes de la série. Plongés dans l'univers d'un western de pacotille, les personnages ne sont plus eux-mêmes que des stéréotypes. Il faut donc prendre le film pour ce qu'il est, un divertissement sans prétention, passer sur l'environnement caricatural (des indiens tout droit sortis d'un bal costumé et parlant anglais!) pour apprécier, comme on lirait une B.D. naîve, les combats opposant le Docteur Wong aux indiens, aux cow-boys ou à un bandit mexicain. Il est à noter que les acteurs occidentaux sont plutôt convaincants au regard de ce que l'on a l'habitude de voir dans les films se déroulant à Hong Kong.

Disponibilité : Chez HK vidéo en V.O.S.T.F. dans une excellente copie.

 

1997 : Double Team (réalisateur)
Jack Quinn (Jean Claude Van Damme), le meilleur des agents spéciaux antiterroristes, veut prendre sa retraite pour vivre en paix avec sa femme. Mais son ennemi juré, Stavros, l'oblige à repartir pour une dernière mission.

Comme ses prédécesseurs John Woo et Ringo Lam, Tsui Hark ne parvient pas à trouver ses marques pour son premier film à Hollywood. Accumulant les scènes d'action autour de personnages sans épaisseur ni grandeur, le film ne ressemble pas à grand chose, comme si le réalisateur s'était refusé à véritablement s'investir dans le projet. Seul un combat délirant avec Xiao Xin-xin rappelle le souvenir des folies du cinéma de Hong Kong.

Disponibilité : En DVD et cassette chez Gaumont Columbia.

 

1997 : A Chinese Ghost Story : The Animated Movie (réalisateur officieux, producteur)
Amoureux déçu, Ning rencontre une fantôme, Lan, avec qui il vivra les aventures les plus folles...

Ce dessin animé a été reçu de manière très diverse par la critique. A lire le compte rendu dans HK n°6, je m'attendais à ne rien comprendre à une histoire soutenue par une animation désastreuse. En fait, ce film d'animation s'inscrit dans la tradition "Workshop", il n'est pas plus incompréhensible qu'un Sworsdman par exemple. Quant à l'animation en tant que telle, si elle est inférieure aux standards internationaux, elle possède un style certain. En revanche côté histoire, il est plutôt frustrant de constater que l'esprit des Fantôme Chinois est complètement laissé de côté au profit d'un univers qui ressemblerait d'avantage à Zu. Bref, loin des discours chics et chocs, ce film d'animation est une expérience intéressante quoiqu'inaboutie.

 

1998 : Knock Off (réalisateur)
Un entrepreneur peu scrupuleux de Hong Kong (Jean Claude Van Damme) se trouve embarqué dans une sombre affaire d'espionnage et de terrorisme.

Pour sa deuxième collaboration avec le belge, Tsui Hark a décidé de tourner le film sur son terrain : Hong Kong. Libéré des contraintes américaines, le réalisateur se lance en roue libre dans une farce qui rappelle ses délires de jeunesse. Le public a boudé le résultat, la critique a moyennement apprécié, mais quel pied quand même de se retrouver devant un spectacle aussi jouissif.

Disponibilité : En DVD et cassette chez Gaumont Columbia.

 


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