Bunman, the Untold Story

 

de Hermau Yau (1992) thriller gore avec Anthony Wong, Danny Lee, Parkman Wong et Siu Fui An Disponible uniquement en DVD ALL ZONE

( AVERTISSEMENT: FILM RESERVE A UN PUBLIC AVERTI)

 

30 octobre 1999, 23 heures environ, suite à un bon repas chez Laurent Henry, une bonne partie de l'équipe de HK Cinémagic s'apprète à regarder le DVD Taï Seng All Zone que François Henry (animateur de la rubrique Polar) a eu la bonne idée d'acheter. Confortablement assis dans nos fauteuils, tout en finissant notre café, nos mines réjouis, nous nous apprétons à regarder le film qui...en remura plus d'un. Gloups! En ce qui me concerne, j'ai eu l'occasion de "voir" le

Bunman en action

film plusieurs années auparavant mais dans de mauvaises conditions, autant dire que j'allai redécouvrir complètement le film. Youpi...

00h45, la projection se termine. La moquette pleine de vomie, Jean Louis la mine malade, Laurent outré, François dubitatif sur ce qu'il a acheté et moi réjoui, on peut dire que le film ne nous aura pas laisser de marbre. Seul contre tous, le film m'a remué: à part Camp731, quel film peut se réclamer plus violent que celui ci? Thriller gore jusqu'au boutiste, le réalisateur se permet de tout montrer, jusqu'au sordide le plus douteux. Film extremiste, c'est ce qui aura choquer le reste de l'équipe de HK Cinémagic, et je les comprend. Pour ma part : enfin un vrai bon film catégorie III! (j'en connais quelques uns qui en lisant cela se pose des questions sur mon état mental).

 

Mais bon, trêve de bla bla, voici l'histoire: le film est basé sur un fait réel qui relate l'histoire de Wong Chi Hang, un homme (un animal?) qui suite à une dette d'argent non remboursée va massacré une famille (femme et enfants compris) à Macao. Quelques années plus tard, l'homme devenu restaurateur (spécialité: le sandwich humain) sera arrêter pour raconter son histoire, sous la pression de tortures policiaires. Réalisé par un spécialiste du genre (ses autres méfaits: Taxi Hunter toujours avec Anthony Wong...), le film est divisé en 3 parties 1/ la découverte d'un cadavre sur une plage et l'enquête de la police. (avec en chef de la police: Danny Lee) 2/ l'arrestation du suspect (A Wong) et la tentative de la police de lui faire raconter son histoire par des tortures alors que celui ci refuse de se confesser . 3/ le massacre raconté en flash-back.

 

Dans la première partie, le film commence par des scénes plutôt comiques: Danny Lee arrive avec une poulette différente à chacune de ses apparitions. Le film commence gentillement. Rapidement l'horreur va prendre sa place...et la garder! Devenu restaurateur, Anthony Wong, grosses lunettes noires et crâne rasé ne nous inspire pas vraiment confiance. Quelques minutes plus tard, notre doute autour de lui va s'estomper par la présence d'une première scène choc: un homme se fait tuer puis découper en morceaux avant d'être transformer en viande pour garniture de petits pains (les fameux Human barbecute Buns, ancêtres des "African Buns" que vous connaissez si vous avez lu l'article sur Ebola Syndrome!). La deuxième scène confirme le genre du film: une femme se fait violer violamment. Rien ne nous est épargné, pas même le clou final de la scène: pénétration de dizaines de baguettes (chinoises) dans...(!!) bon, j'irais pas plus loin. Les scènes sont crues et violentes, heureusement donc que des scènes de comédie viennent réchauffer l'atmosphére. Des scènes d'humour qui ne sont plus présentes dans la deuxième et troisième parties (ou alors on rie jaune)... A l'enquête policiaire, on passe au film de prison (Anthony Wong se retrouve dans la même cellule que le frère d'une de ses victimes...imaginez la suite). Puis durant une dizaine de minutes pénibles à voir, A Wong se fait torturer par les policiers pour qu'il "crache le morceau". Finalement après avoir subie multitudes d' humiliations par les policiers et prisonniers (on aurait presque envie de le protégé cet Anthony) , il passe à l'aveu: il est l'auteur d'un massacre odieux. La troisième partie du film nous décrit donc ses événements tant attendus d'une complaisance malsaine. On va très loin au bout de l'horreur. N'importe quelle censure aurait couper certaines de ces scènes si le film était passé au visas de censure (ce qui n'a pas été le cas aux States précise la jacquette du DVD américain, ce qui a comme conséquence l'interdiction de la moindre publicité dans les médias). Toute une famille (nombreuse) est massacrée. Les 5 ou 6 bambins qui ont moins d'une dizaine d'années sont tués crûment au hachoir à viande...Pathétique. Le sang coule, les têtes tombent et nous, on passe au vert!

Anthony Wong fut récompensé pour sa performance

Voilà, rarement j'aurai vu un film aussi extrêmiste dans l'horreur. Les effets spéciaux sont aussi bien réalisés que Brain Dead de Peter Jackson, à la différence nette que si dans le premier on rie beaucoup de tant d'accumulation de rouge, de bras coupés et mares de sang, dans le second (Untold Story donc...) on rie beaucoup moins, le réalisateur n'ayant pas vraiment les mêmes intentions avec son film que Jackson. Film pour public

averti donc, à ne pas regarder en boucle sous peine de dégénérescence mentale. Alors, pour vous remettre d'aplomb, un conseil regardez un bon Wong Jing débile juste après (conseil qui viendrais de Jean Louis), ou un xu xia pian (pour Laurent). En ce qui me concerne,...hum, j'en prendrai bien encore une louche...

  Master Cyco (Nov 99)