HONG KONG EXTREME :
du gore à l'outrageant...
Mais, oui, Tonton arrive. Il cherche sa machette...

par Master Cyco 

 

3/ Black Sun : the Nanking massacre
4/ biographie de T.S Mou, réalisateur de Camp 731

  

 3/ Black Sun, The Nanking Massacre de TS Mouss

(1995) avec ?? (FILM RESERVE A UN PUBLIC AVERTI)

Suite à la lecture du magazine anglais The Dark Side (N°77, fév/mars99) qui consacré 6 pages d'interview à l'infame réalisateur de Camp 731 , j'ai appris que ce monsieur avait tourné un autre film relatant du même sujet. Trouvé pour 39f en vcd (pas cher, comme ça, si c'est pas bien, c'est pas trop grave), j'ai regardé ce film...

Gloops, que dire? VERY SCHOKING! L'histoire se passe en 1937 en Manchurie (Chine) dans la ville de Nanking (aussi écrit Nankin ou Nanjing) et relate le massacre perpétré par les japonais sur les chinois pour construire une "nouvelle Asie" culturellement japonaise. L'histoire est tirée d'un fait réel qui aurait fait plus de 200 000 morts, le film est d'ailleurs entrecoupé de vrais documents d'époque souvent abominables.

D'après l'interview du magazine, ce film est le deuxième d'une trilogie sur l'occupation japonaise en Chine durant la guerre. Et comme le premier, le style est très "hardcore". Rien ne nous est épargné, le réalisateur ne s'est pas calmé, au contraire. Ainsi durant 95 minutes sont étalés sur l'écran une véritable boucherie. Le scénario étant bien mince (raser une ville de ses habitants), le réalisateur en rajoute et en rajoute dans la violence jusqu'au vomie. Le réalisateur n'aime pas le hors champs à priori, il faut donc montrer. Alors, très loin des nombreux grands films (souvent américains) sur la guerre (que ce soit la guerre du Vietnam avec Full Metal Jacket ou Platoon, la seconde guerre mondial avec le Soldat Ryan ou dernièrement la guerre de Guadalcanal avec le chef d'oeuvre humaniste de Terrence Malick : La Ligne Rouge ), Mouss nous montre bêtement la connerie des japonais sans prendre de recul.

Le massacre d'une femme enceinte...

Les tueries de groupes succèdent aux tueries de groupe, les femmes sont violées (même les enfants!!), torturées, humiliées (le bébé d'une femme finie dans une bassine d'eau bouillante, un foetus est arraché par une bayonet du ventre de sa mère!!!!!!!!!!) puis tous et toutes sont brulés pour former le titre du film: un soleil noir dû à une fumée gigantesque.

Paradoxalement, tout comme Camp 731, le film est bien réalisé (on retrouve les même acteurs que dans le premier) et c'est cela qui me pose justement le plus de question: comment un tel film à pu être réaliser vu le nombre de figurants et d'acteurs. C'est une interprétation très subjective de ma part, je ne connais pas grand chose du réalisateur mais je trouve cela douteux...Le générique écrit que c'est une production T.S Mouss, donc réalisé en indépendant avec ses propres moyens. Ce monsieur doit être très riche... Non franchement, peut être que je me trompe mais vu qu'en plus tout le film est doublé en mandarin (tous les personnages même japonais ou américains parlent cette langue), tout cela m'a tout l'air d'un film produit en accord avec le gouvernement chinois fait pour le peuple pour continuer à animer la haine anti japonaise, mais je m'emporte peut-être! On ne sait pas vraiment dans quel sens le réalisateur veut aller: veut-il condamner la guerre en montrant toutes ces attrocités pour écoeurer le plus possible (au quel cas c'est fait mais de manière maladoite) ou est-il fassiné par la mort, le nazisme (au quel cas, on est encore plus ecoeurer) ? Dans les deux cas, le film est odieux, à la limite du supportable. On ne sort pas intact d'un tel film, le réalisateur à plus réussi à nous dégouter des images cruelles qu'à nous détester la guerre, trop c'est trop.

 

 4/ BIOGRAPHIE: Quelques renseignements sur T.S Mou

Maintenant que vous connaisez deux "oeuvres" de ce monsieur, vous voulez peut-être en savoir encore un peu. humm, bande de petits pervers, et bien j'ai réussi à trouver des infos sur lui, pas dans HK mais grâce à l'excellent fanzine East Side Stories numéro 3 (hiver 99), dans lequel 5 pages sont concacrées au réalisateur (une interview!), j'ai pu un peu plus connaître cet homme douteux...

Ainsi il est entré dans le cinéma à la fin des années 50 (1er info, il n'est pas tout jeune) en tournant 3 films à Taïwan. Deux seront censurés (Don't Dare Tell You et End of the Track) (ça commence!), le troisième est une histoire d'amour qu'il n'aime pas (Fate of a Woman) (normal!). Après cela il a fait le tour d'Europe dans les années 70 pour s'échapper d'un pays dans lequel il était pas bon de regarder der films de T.S Mou. Il est allé étudier le "film business" à l'université de vincennes (en France!!). En 1976 il part pour Hong-Kong...par voie de terre. Il arrive dans l'ile 6 mois plus tard (en faisant du stop, du vélo...si vous voulez tout savoir, il a dépensé 500$us en 6 mois). Puis il essaye d'écrire un livre, mais la célébre Shaw Brother le contacte. Aucun de ses films n'étaient sortis à Hong-Kong mais tout le monde les avait vus en cachette. En prétexant qu'il avait plein d'idées de scénarios (ce qui est faux) il fut engagé. Il dut écrire un scénar en une nuit pour le rendez vous qu'il avait...le lendemain avec Mona Fong, une des figure de proue de la Shaw Brother. Finalement, il fit un premier film pour le studio, Gun, l'histoire d'un homme qui trouve un revolver et dont la vie se retrouve changée. Après il a enchainé plein de mauvais films (d'après lui): gangsters, histoire d'amour (nécrophile?), sexe...

Tous ces films étaient des films de commande, seules 2 films ont été réalisés par son choix dont Snakeheads, un film sur des réfugiés. (l'histoire de Gardes Rouges qui après la révolution culturelle, entrent clandestinement à Hong-Kong. Ils se retrouvent rapidement en train de dévaliser des banques parce que leurs familles pensent, comme ils vivent à Hong-Kong, qu'ils sont riches et leurs demandent d'envoyer des télés...mais la vraie vie s'avère difficile à Hong-Kong.). Les dialogues du film ont été censurés par le producteur prétextant qu'il ne fallait plus utiliser le vrai language des Gardes Rouges : ainsi chaque fois qu'un personnage employait le mot "camarade", celui ci était remplacé par "frère".... Finalement le film a été envoyé au comité de censure où l'un des membres, un canadien, a dis que le film était un des meilleurs vu ces dix dernières années...

Suite a ce film, le réalisateur est parti en Chine en 1982 tourner des films d'action-comédie dont Young Hero. La suite on la connait avec sa trilogie inachevée sur les massacres en Chine durant la seconde guerre mondiale : Camp 731 dont le titre original est Man Behind The Sun ainsi que le docu-drama The Nanjing Massacre...

 

1 / petit historique
Comment faire un film de catégorie III, mode d'emploi
2/ focus sur le film le plus gore de Hong-Kong : Ricky Ho
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