EBOLA SYNDROME

 

Thriller 1996 avec Anthony Wong, quelques zoulous africains et pleins de chinois qui se roulent par terre victimes du virus. Produit par Wong Jing Sortie à Hong-Kong le 15 juin 1996, retiré des écrans une semaine plus tard (comme c'est curieux !) avec HK$ 1,578,700.00 de jackpot , 67e au box office de l'année sur 114 films produits (1er cette année là Jackie Chan avec First Strike et ses HK$57,518,794.00 sur 54 jours.

 

Vu une première fois il y a 2 ans et demi en version pirate noir et blanc / son inaudible, dans ma période la plus folle - un film de Hong-Kong par jour dans n'importe quelle condition - le film m'avait laissé plutôt bonne impression : sexe + gore + sandwichs humains + Anthony Wong étant quatre éléments qui ne pouvaient rendre le film que positif.

Revu récemment dans de meilleures conditions (VCD sur ma platine DVD), de la couleur et du son ne pouvait rendre que meilleur le film…Mais en 2 ans les goûts changent. Ainsi, même si j'anime cette rubrique des films bâtards de Hong-Kong, il est vrai que même si les films cat III ont leur charme (= 1h30 d'extrême cinéma, c'est sympa de temps en temps), ils sont souvent mal réaliser avec des acteurs qui surjouent des scènes crapoteuses et sans intérêt.

T'as un problème?

Tout cela donc pour dire qu'Ebola Syndrome, c'est pas fameux. Tout n'est pas mauvais rassurez-vous, tous les éléments propres au film catégorie III étant réunis, pour le meilleur…et le pire comme vous aller le constater.

L'histoire donc : la première scène avant le générique se passe en 1986. Anthony Wong est en train de baiser (c'est bien le mot) avec une chinoise qui…trompe son mari. Aïe aïe aïe, les choses vont vite tourner mal pour ces pauvres gens qui ont eu le malheur d'être dans la même pièce que Mr Bunman. Au début, le mari a le dessus par rapport au personnage joué par Anthony Wong, demandant même à sa femme de pisser sur Wong (allons-y dans le scato !), ou encore essayant de lui couper le sexe. Mais notre boucher préféré, dépeceur de cadavres et amateur de sandwichs humains (référence à The Untold Story, film de 1993 dans lequel Anthony Wong joué le rôle d'un barge, l'acteur gagnera grâce à ce rôle le HK film award du meilleur acteur !) prend vite le dessus. De l'ultra-violence s'ensuit donc, la fille se faisant couper la langue, le mari se faisant encastrer à l'aide d'une chaise. Seule leur petite fille va être épargner du massacre, tout juste à temps grâce à un voisin qui arrivait, Anthony Wong s'apprêtant à la brûler vive…ouf !

Dix ans plus tard, A Wong, échappé de Hong-Kong, tient un restaurant en Afrique du Sud. Toujours aussi pervers et assoiffer de sexe, c'est lors d'un périple dans la campagne africaine qu'il va rencontrer une zoulou…en passe de mourir. Après la scato, une petite scène de nécrophilie donc, c'est comme cela qu'il attrapera le virus d'ebola. Et puis, par le plus grand des hasards, il rencontrera la petite fille rescapée du massacre qui mènera son enquête pour découvrir l'identité de ce restaurateur… voilà pour la petite intrigue qu'il fallait intégrer au film…Pour satisfaire tout amateur de cat III, il fallait aussi la scène dit du " sandwich humain " (ou encore human barbecue, titre américain de la vidéo du film Untold Story), ainsi les sandwichs à l'antilope n'étant pas suffisants, Anthony Wong a eu la bonne idée, pour notre plus grand plaisir de faire des African buns avec le corps de son patron entre autre, soit des petites galettes style saucisson en tranche ! Vu les tronches régalées des clients (filmées en gros plans à outrance) Mc Do n'a plus qu'à demander la recette. L'instinct primaire d'Anthony Wong revenant (tuer+violer ou plutôt le contraire, quoique), les cadavres vont s'accumuler pour se transformer en sandwichs qui vont transmettre le virus d'Ebola à tout le monde. Anthony va revenir à Hong-Kong, pour propager le virus, blablabla…Panique générale, hospitalisation d'urgence, vrai scène de dépeçage (comme dans Camp 731, faute de moyens pour faire des effets spéciaux, on a le droit à des scènes immondes où des praticiens enlèvent la peau d'un crâne…). Tout cela finira donc mal pour notre givré de ce service, ouf!

Concentration optimale pour réussir les African Buns.

Alors, ça vous dit ? Pour tout dire, raconter comme ça, le film a l'air croustillant (enfin, pour les amateurs), mais le film est plutôt mal filmé, répétitif ( au moins 30 personnes s'écroulent par terre, se tordant à cause du virus), et surtout mal joué. Anthony Wong, découvert dans l'un des chefs d'œuvres de John Woo Hard Boiled (1992) dans un rôle de méchant assez jouissif, n'arrête pas de faire la grimace.

Sale et vulgaire - mais c'est le rôle qui le veut -, on le préférera dans des longs-métrages plus sérieux comme Big Bullet (1996), Organised Crime And Triad Bureau ou encore dans le récent Beast Cops (1998) qui lui a value un second HK film Award du meilleur acteur. Homme à tout faire, sa carrière alterne à laf ois les meilleurs polars de HK aux cat III les plus glauques (Taxi Hunter, Love to Kill, Daughter of darkness) On a pu aussi le voir dans Full Contact (1992) de Ringo Lam avec Chow Yun-Fat ou encore vilain kidnappeur d'enfants dans Heroic Trio (1992) de Johnny To. Cette alternance à passer des rôles de givré les plus cruels aux policiers ou méchants dans des grands films de studio lui ravie à merveille. Soit en 1998 un grand polar (Beast Cops) et la suite sûrement très racoleuse du film qui la fait connaître aux yeux des amateurs de catégorie 3 : Untold Story. En voilà un qui n'est pas enfermer dans un genre, alors bravo Mr Bunman.

 

Master 'Bunman' Cyco Li Yun-Chan. © mai 1999

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