ACCIDENTAL SPY (THE)

Chroniqué par David-Olivier Vidouze (mai 2001)

Info film

Réalisateur : Teddy Chan Tak-Sum.
Producteur : Jackie Chan.
Producteur exécutif : Stephen Chiu, David Chan.
Producteur associé : Gin Lau Sin Hing.
Chorégraphes des scènes d'action : Stephen Tung Wai, Jackie Chan's Stuntmen Association.
Scénariste : Ivy Ho.
Distribution : Jackie Chan, Eric Tsang Chi-Wai, Vivian Hsu, Kim Min Jeong, Wu Hsing-Guo, Cheung Tat-Ming.
Durée : 108 minutes.
Date de sortie : janvier 2001.
Genre : action.
Catégorie IIA.

Info dvd

- Editeur : Universe Laser & Company. Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Mei Ah).

- Boîtier plastique noir.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 3 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié.

- Chapitré.

Image

- Format du dvd : 4:3.
- Format du film : 2.35 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
- Qualité du master : très bonne. Un master quasiment dépourvu de rayures et scratches.
- Qualité de la compression : bonne. Un soin tout particulier apporté à un dvd phare de la collection Universe : un traitement de star pour un film de star !

Son

- Son : Dolby Digital Stéréo .

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : bonne pour le 5.1 (DTS non testé...).

 

 

Suppléments 

- Bande annonce du film.

- Bandes annonces (avec image mouvante) de Hit Team et Lavender.

- Dans le menu "Stars' files" une fiche (biographie et filmographie), en Chinois ou en Anglais, sur Jackie Chan (des informations qui commencent à dater puisqu'elles s'arrêtent à Gorgeous), Viviane Hsu et Eric Tsang.

- Un "making-of" d'une durée de 20 minutes, en Cantonais ou Mandarin, avec sous-titrage non optionnel en Chinois simplifié (rien en Anglais...).

- Accès direct aux 8 chapitres (grâce à une image mouvante).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remarques

- Techniquement, c'est un très bon dvd. Un seul manque : enfin une version anamorphique...
- Autant le dire tout de suite, Jackie Chan, "vieille formule", est bien mort et enterré. De quand remonte cet enterrement, chacun a sa propre réponse, selon ce qu'il aimait chez un des plus grands acteurs de films d'action de tous les temps. On a vu un accident dans la pseudo comédie romantique Gorgeous, une allégeance aux normes hollywoodiennes pour Rush Hours et Shanghai Noon... mais on s'est peut-être trompé ! Jackie Chan se cherche, à la manière de ces acteurs "musclés" (Schwarzenegger et autres Stallone) qui, passé un certain âge, doivent penser à réorienter leur carrière pour garder une place au sein de l'industrie cinématographique et des box offices. Et Jackie se cherche... Devons-nous subir cette quête pour autant ?
Les arts martiaux se font rares dans The Accidental Spy. Ils sont censés être remplacés par des cascades à "l'Américaine" (poursuites en voiture, pyrothechnie en veux-tu en voilà...) et, comble de l'orgueil, par un scénario soi-disant plus travaillé. Echec sur tous les fronts : un réalisateur hongkongais n'a jamais réussi à égaler un William Friedkin ou un Michael Mann (rappelez-vous French Connection, To Live And Die In L.A., Heat...), et, quant au scénario, écrit par la scénariste de Comrades, Almost A Love Story, il est aussi indigent qu'un bon vieux Coplan ou qu'un OSS 117 de la grande époque (pourtant, cela commençait bien : un agent secret coréen sur son lit de mort fait croire à notre héros qu'il est son père) ! Pire, les 15 dernières minutes de The Accidental Spy ne sont qu'un vulgaire prétexte à rajouter une dernière séquence d'action : le méchant est mort, le film achevé et, pourtant, Jackie continue seul dans une pâle imitation de Speed (un camion citerne en feu qui ne peut pas s'arrêter sous peine de tout faire sauter !). Un peu comme si le pré-générique des James Bond se trouvait à la fin du film... The Accidental Spy partage d'ailleurs avec cette illustre série une furieuse dérive mercantile de très mauvais goût : gros plans sur des bouteilles de Tiger Beer, sur la Breitling de Jackie, le nouveau scooter BMW... Mais où est passée la naïveté que l'on aimait tant dans le cinéma de Hong Kong ?
On remarquera aussi dans ce film un nombre inhabituel de morts violentes pour un Jackie Chan. Et dire qu'il s'était brouillé à ce sujet avec Kirk Wong le temps d'un Crime Story qu'il jugeait alors trop "noir et sanglant" !!! L'humour potache et très souvent limite, une de ses marques de fabrique, est de plus quasiment absent (je sais que cela en ravira plus d'un !).
Vivian Hsu, comme naguère la belle Maggie Cheung dans les Police Story, n'a qu'un rôle de potiche. C'est bien dommage...
Pour positiver quelque peu, notons la présence des habituelles acrobaties poétiques chères à Jackie : une poursuite dans les rues d'Istanbul pendant laquelle il essaye vainement de rester vêtu (il vient de sortir - d'être sorti ! - nu d'un hammam) tout en se battant avec ses adversaires. Il finira par se draper d'une curieuse façon ! Ou des leçons de trampoline données à une cliente estomaquée...
Autre bon point, les multiples langues parlées dans The Accidental Spy (Cantonais, Mandarin, Anglais, Turc, Français - si, si, un tout petit peu ! -) sont bien intégrées au récit et ne donnent pas un arrière goût de ridicule et d'artificialité. Et puis le méchant est asiatique : fini les risibles ennemis qu'on pouvait trouver dans Who Am I ? ou Mr. Nice Guy.
A noter que les Turcs seront heureux d'apprendre qu'ils font partie du Tiers Monde.
En conclusion, The Accidental Spy est un film calibré "Hollywood", réservé aux fans de Jackie Chan.

 

 

ACES GO PLACES Chroniqué par David-Olivier Vidouze 02/2000

Info film

(Titres alternatifs : Mad Mission et Diamondfinger)

Réalisateur : Eric Tsang Chi-Wai.
Producteurs : Karl Maka (Mak Ka), Dean Shek Tin.
Producteur exécutif : Cinema City Co. Ltd.
Producteur associé : Raymond Wong Bak-Ming.
Scénariste : Raymond Wong Bak-Ming.
Distribution : Sam Hui Koon-Kit, Sylvia Chang, Karl Maka (Mak Ka), Carol Gordon, Chan Sing, Lindsay Chan Ling-Chi.
Apparitions spéciales : Dean Shek Tin, Tsui Hark.
Durée : 88 minutes.
Date de sortie : janvier 1982.
Genre : comédie policière.
Catégorie I.

Info dvd

- Editeur : Universe Laser & Company.

Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Mei Ah).

- Boîtier plastique noir.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 9 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié / Japonais / Indonésien / Malais / Thaï / Coréen / Vietnamien.

- Chapitré.

Image

- Format du dvd : 4:3.
- Format du film : 2.35 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
- Qualité du master : assez bonne. Le master est d'une qualité tout à fait correcte pour un film aussi vieux : on note juste quelques points blancs et scratches inhérents à son âge. Encore du bon travail de Universe.
- Qualité de la compression : moyenne. L'image est parfois floue (mais le défaut vient peut-être du master ?). De plus, les couleurs des visages et des objets mouvant ne sont pas toujours nettement définis.

Son

- Son : Dolby Surround 5.1 .

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : bonne.

 

 

 

 

 

Suppléments

- Bande annonce du film.
- Bandes annonces de Aces Go Places II, Aces Go Places III et Aces Go Places V, trois autres des 5 premiers films de la série Aces Go Places édités par Universe.
- Accès direct aux 8 chapitres (grâce à une image mouvante).
- Distribution et Réalisateur du film, dans le menu " Stars' files ", en Chinois ou en Anglais, avec une fiche (biographie et filmographie) sur Sam Hui (8 pages), Karl Maka (8 pages), Sylvia Chang (12 pages) et Eric Tsang (16 pages).

Sylvia Chang 

Remarques

- Techniquement, ce dvd propose une image qui n'est pas toujours d'une très grande qualité. Je ne sais pas si la faute en incombe totalement à la compression, le master présentant lui aussi des défauts notables.
- Ce film est le premier d'une longue série à succès, initiée et contrôlée par Karl Maka, tour à tour producteur, acteur, et même parfois scénariste. Il y a 6 opus au total, le dernier ayant été tourné en 1997 (97 Aces Go Places, de Chin Kar-Lok avec Alan Tam Wing-Lun et Tony Leung Chiu-Wai).
Aces Go Places est un curieux mélange de The Pink Panther (pour les vols de bijoux) et de James Bond (pour les gadgets), le tout, bien entendu, à la sauce hongkongaise : humour et mise en scène typiques, kung-fu... L'histoire est plutôt sympathique (dont une histoire de tatouage politiquement incorrecte) et les acteurs principaux (ne parlons pas des occidentaux qui sont toujours pénibles dans les films de Hong Kong) font bien leur travail : nous faire (sou)rire !
En conclusion, Aces Go Places n'est pas le meilleur épisode de la série, mais c'est tout de même un très bon début !
A noter qu'Eric Tsang, acteur prolifique et réalisateur du film, est le co-fondateur de Cinema City Co. Ltd. en 1981 et de la United Filmmaker Organization (UFO) en 1992.

 

ACES GO PLACES III : OUR MAN FROM BOND STREET Chroniqué par David-Olivier Vidouze 12/99

Info film

(Titre alternatif : Mad Mission 3 : Our Man From Bond Street)

Réalisateur : Tsui Hark.
Producteur : Raymond Wong Bak-Ming.
Producteurs exécutifs : Karl Maka (Mak Ka), Dean Shek Tin.
Chorégraphes des scènes d'action : Don Yeun.
Musique : Sam Hui, Noel Quinlan.
Distribution : Sam Hui Koon-Kit, Karl Maka (Mak Ka), Peter Graves, Richard Kiel, Sylvia Chang, Wong Ka-Min, Harold Sakata.
Apparitions spéciales : Ricky Hui Koon-Ying, Tsui Hark, Neil Connery, John Sham Kin-Fun.

Durée : 95 minutes.
Date de sortie : janvier 1984.
Genre : comédie policière.
Catégorie I.

Info dvd

- Editeur : Universe Laser & Company.

Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Mei Ah).

- Boîtier plastique noir.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 9 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié / Japonais / Indonésien / Malais / Thaï / Coréen / Vietnamien.

- Chapitré.

 

Image

- Format du dvd : 4:3.
- Format du film : 2.35 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
- Qualité du master : assez bonne. Le master est d'une qualité tout à fait correcte pour un film aussi vieux. Encore du bon travail de Universe.
- Qualité de la compression : assez bonne. L'image est nette et les couleurs des visages ne bavent que très rarement.

Son

- Son : Dolby Surround 5.1.

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : bonne. Très sage dans les effets surround.

 

 

Suppléments

- Bande annonce du film.
- Bandes annonces de Aces Go Places et Aces Go Places II, deux autres des 5 premiers films de la série Aces Go Places édités par Universe.
- Accès direct aux 8 chapitres (grâce à une image mouvante).
- Distribution et Réalisateur du film, dans le menu " Stars' files ", en Chinois ou en Anglais, avec une fiche (biographie et filmographie) sur Sam Hui (8 pages), Karl Maka (8 pages), Sylvia Chang (12 pages) et Ringo Lam (5 pages). Il y a bien sûr une anomalie de taille concernant la dernière fiche : Ringo Lam n'est pas le réalisateur du troisième épisode de la série des Aces Go Places mais, vous aurez corrigé vous-mêmes, du quatrième. On aurait dû trouver une fiche sur Tsui Hark en lieu et place de la sienne.
 - Cette version dure environ 15 min. de plus que la version internationale qui dispose pour sa part de scènes spécifiques.

 

 

Remarques

- Techniquement, ce dvd propose une image nette, plutôt bien compressée, et un master honorable. Un produit tout à fait acceptable pour les amoureux du support et du film.
- Artistiquement, Aces Go Places III s'engouffre dans la veine " parodie de James Bond ", avec un sosie de 007 (l'original... Sean Connery) en prime, et lorgne vers un tas de gros succès commerciaux américains en nous offrant de courtes scènes inspirées (copiées ?) de Thunderball (la séquence aquatique), Goldfinger (Harold Sakata et sa chaussure volante), Jaws (le sous-marin requin et Richard Kiel), The Road Warrior - Mad Max II (la poursuite de voitures), Mission Impossible (Peter Graves)... Ne vous attendez surtout pas à savourer un film de Tsui Hark : autant vous dire tout de suite que son style et sa personnalité en sont complètement absents. Lui, jadis " jeune génération en colère ", est rentré dans le moule en signant un produit de série au budget confortable et au succès sans surprise. Une page est tournée...
Cependant, il ne faut pas être si négatif : Aces Go Places III : Our Man From Bond Street a moins vieilli que le deuxième opus avec ses robots kitsch et datés. Il est même parfois très drôle, si l'on est sensible au comique hongkongais des années 70-80. C'est en tout cas un des meilleurs épisodes de la série (qui en compte au total 6, le dernier ayant été tourné en 1997 - 97 Aces Go Places, de Chin Kar-Lok avec Alan Tam Wing-Lun et Tony Leung Chiu-Wai).

 

ACES GO PLACES IV

Chroniqué par David-Olivier Vidouze 02/2000

Info film

(Titre alternatif : Mad Mission 4)

Réalisateur : Ringo Lam Ling-Tung.
Producteur : Karl Maka (Mak Ka).
Producteurs exécutifs : Karl Maka (Mak Ka), Dean Shek Tin, Raymond Wong Bak-Ming.
Chorégraphes des scènes d'action : Joseph Chi.
Scénariste : Karl Maka (Mak Ka).
Distribution : Sam Hui Koon-Kit, Karl Maka (Mak Ka), Sally Yeh (Yip Sin-Man), Ronald Lacey, Sylvia Chang, Wong Ka-Min.

Durée : 85 minutes (au lieu des 96 minutes annoncées sur la jaquette).
Date de sortie : janvier 1986.
Genre : comédie policière.
Catégorie II.

Info dvd

- Editeur : Universe Laser & Company.

Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Mei Ah).

- Boîtier plastique noir.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 9 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié / Japonais / Indonésien / Malais / Thaï / Coréen / Vietnamien.

- Chapitré.

Image

- Format du dvd : 4:3.

- Format du film : 2.35 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.

- Qualité du master : bonne. Le master est d'une qualité tout à fait correcte. Encore du bon travail de Universe.

- Qualité de la compression : assez bonne. L'image est nette et les couleurs des visages ne bavent que très rarement.

Son

- Son : Dolby Surround 5.1.

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : bonne. Curieusement, des sous-titrages apparaissent de temps à autre à l'écran alors que nous n'entendons aucune parole ; le cas le plus flagrant est au cours d'une chanson : on entend bien la musique, on a des sous-titres... mais personne ne chante !!! (Ce n'est du reste pas l'unique dvd pour lequel ce phénomène se produit.)

Suppléments

- Bande annonce du film.

- Bandes annonces de Aces Go Places, premier film de la série, édité par Universe.

- Accès direct aux 8 chapitres (grâce à une image mouvante).

- Distribution et Réalisateur du film, dans le menu " Stars' files ", en Chinois ou en Anglais, avec une fiche (biographie et filmographie) sur Sam Hui (8 pages), Karl Maka (8 pages), Sylvia Chang (12 pages) et Ringo Lam (5 pages).

 

 

 

Remarques

- Techniquement, ce dvd propose une image nette, plutôt bien compressée, et un master en bon état. Un produit tout à fait acceptable.

- Artistiquement, Aces Go Places IV passe à la vitesse supérieure : plus d'action (les scènes comiques se font plus rares), plus de violence (est-ce parce que cet épisode est réalisé par Ringo Lam ou simplement un effet de mode ?... en tout cas, la tuerie d'ouverture est à mille lieux de la violence graphique des autres opus), plus de moyens (poursuites en bateau, en hélicoptère - qui ne ressemblent pas à des maquettes -, en avion), plus d'enjeux (la domination du monde !), plus de paysages (Nouvelle Zélande, Hong Kong)...

Il y a toujours nombre de vedettes extérieures à la série : les méchants de Raider of the Lost Ark (le nazi qui se brûle la main avec le médaillon) et de Enter the Dragon (celui qui a une pince à la place de la main), ainsi qu'un gentil, le Wong Fei-hung original (Kwan Tak-hing).

Mais malheureusement, tous ces ingrédients ne font pas, au final, un bon film : c'est un des épisodes les plus faibles de la série, loin derrière le meilleur, à mon avis, Aces Go Places III : Our Man From Bond Street. Les gags (ou plutôt les tentatives de gags) ne font pas rire, les scènes de kung-fu sont mal filmées et mal jouées.

 

ACCIDENT (THE)

Chroniqué par David-Olivier Vidouze (octobre 2000)

Info film

Réalisateur : Julian Lee Chi-Chiu.
Assistant réalisateur : Katie Kwan.
Producteur : Irene Lam.
Producteur exécutif : Stanley Kwan Kam-Pang.
Producteur associé : Joe Lau.
Photographie : Kwan Pak Huen.
Musique : Ronald Ng.
Scénaristes :
Edmond Yeung, Julian Lee (d'après son roman).
Distribution : Almen Wong Pui-Ha, Gigi Lai Chi, Andrew Lin Hoi, Patrick Tse Yin, Wong Hei, Ben Ng Ngai-Cheung.
Apparitions spéciales : Christine Ng, Tony Chang, Joey Yung.
Durée : 83 minutes.
Date de sortie : janvier 1999.
Genre : drame.
Catégorie III.

Info dvd

- Editeur : Mei Ah. Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Universe).

- Boîtier plastique bleu fluo.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 3 sous-titres optionnels : Chinois simplifié / Chinois traditionnel / Anglais.

- Chapitré.

Image

- Format du dvd : 4:3.
- Format du film : 1.85 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
- Qualité du master : assez bonne. Mei Ah semble avoir fait un petit effort pour ce titre : seuls quelques points blancs et scratches viennent en perturber très légèrement la vision.
- Qualité de la compression : assez bonne. Comme pour tous les derniers titres édités par Mei Ah (
Moonlight Express, Where A Good Man Goes, Victim, The East Is Red...), on constate une très nette amélioration au niveau de la qualité de la compression. Les couleurs ne bavent plus et l'image a une relativement bonne définition. Une petite réserve pour les scènes sombres qui sont excessivement granuleuses.

Son

- Son : Dolby Digital Mono.

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : bonne. A noter une très belle partition musicale de Ronald Ng.

 

 

 

 

 

 

Suppléments 

- Pas de bande annonce du film.

- Bandes annonce de Water Margin - Heroes' Sex Stories et The Conman, deux autres titres édités par Mei Ah.

- Synopsis du film : une page en Anglais ou en Chinois.

- Distribution et équipe technique du film : 1 page en Anglais ou en Chinois. Aucune biographie ni filmographie sur quelques acteurs ou membres.

- Accès direct aux 9 chapitres (grâce à une image fixe).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remarques

- Techniquement, le dvd de The Accident est moyen, même si Mei Ah n'a pas trop à en rougir. On aurait tout de même apprécié avoir la bande annonce.
- Artistiquement, The Accident, même s'il n'est que produit par Stanley Kwan, en porte bien sa marque : une histoire d'hommes et de femmes qui se cherchent, se trouvent, se perdent... Et, bien sûr, le thème de l'homosexualité.
Tous les événements relatés dans le film se déroulent en une seule et unique nuit, une nuit où tout va basculer pour six personnes qui ne savent plus trop où elles en sont, six personnes totalement seules et qui courent désespérément après l'être aimé. Chacune d'elles va vivre une expérience que certains pourront juger de limite (à eux leur libre opinion !) : une jeune femme fera l'amour avec un homme qui pourrait être son père, un jeune homme fera l'amour avec une star du porno soft devant des caméras (il visionnera plus tard sa performance dans une salle de cinéma) et deux jeunes hommes, que seule leur nationalité séparera, feront l'amour dans un taxi. Toutes ces aventures ne mèneront nulle part, si ce n'est au regret ou à la tristesse. La chair est triste, hélas...
Quel plaisir de découvrir un scénario intelligent, bien ficelé et original ! Je pense que les productions de ce type se font - et se feront malheureusement - de plus en plus rares à Hong Kong. Seule une poignée de réalisateurs résiste. Les autres nous bombardent de bluettes sentimentales ridicules, à la Needing You ou, pire, Twelve Nights.
La photographie et le montage ne sont pas en reste : ils prennent aux tripes dans les séquences les plus troublantes et se rapprochent assez près d'un Wong Kar-Wai.
En ce qui concerne le classement en catégorie III, ne vous attendez pas à un porno soft : la sanction des juges n'a été motivée qu'à cause de la scène du taxi.
Au final, The Accident est un très bon film qui ravira ceux qui aiment le travail de Stanley Kwan et qui veulent découvrir un réalisateur prometteur, Julian Lee. 

 

 

THE ADVENTURERS

Chroniqué par David-Olivier Vidouze 01/2000

Info film

(Titre alternatif : The Great Adventurer)
Réalisateur : Ringo Lam Ling-Tung.
Scénaristes : Ringo Lam Ling-Tung, Sandy Shaw (Siu Lai-King), Kim Ip (Yip Kwong-Kim).
Distribution : Andy Lau Tak-Wah, Wu Chien-Lien (Ng Sin-Lin), Rosamund Kwan Chi-Lam, Paul Chun Pui, David Chiang (Keung Dai-Wai), Phillip Ko Fei.
Apparition spéciale : Victor Wong Chi-Keung.

Durée : 108 minutes.
Date de sortie : août 1995.
Genre : aventures.
Catégorie : II.

Info dvd

- Editeur : Mei Ah.
Un des deux plus gros éditeurs de dvd hongkongais (avec Universe).

- Boîtier plastique bleu fluo.

- Zone : toutes zones, NTSC.

- Face unique / Couche simple.

- Sous-titrage : 2 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois.

- Chapitré.

Image

- Format du dvd : 4:3.
- Format du film : 1.85 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
- Qualité du master : assez bonne. Même si on note parfois quelques rayures et scratches sur la pellicule, Mei Ah a disposé, pour ce dvd, d'un master relativement peu abîmé, ce qui est rarement le cas chez cet éditeur.
- Qualité de la compression : moyenne. La définition des contours des acteurs et autres objets mouvants n'est pas toujours optimale et les scènes sombres sont très granuleuses. Cependant, la vision du film n'en est pas gâchée pour autant.

Son

- Son : Dolby Digital Mono.

- Langues : Cantonais et Mandarin.

- Qualité du son : Moyenne. Le son est enregistré très bas et a des modulations extrêmement désagréables.

 

 

 

 

Suppléments

- Accès direct aux 9 chapitres (grâce à une image fixe)

- Bande annonce du film.

 

 

 

  

 

 

  

 

 

 

Remarques

- Techniquement, ce dvd n'est pas une grande réussite, mais c'est un produit courant type chez Mei Ah : master abîmé et mauvaise compression. Après, c'est une histoire de degrés dans les défauts. Pour The Adventurers, le master n'est pas trop abîmé et la compression trop mauvaise. Nous ne pouvons que nous en réjouir, même si on est encore loin des produits Universe.
- Artistiquement, j'ai été très agréablement surpris par la qualité du film, eu égard à la quantité de mauvaises critiques que j'avais entendues à son propos. The Adventurers nous entraîne des années 70 aux années 90, du Cambodge à San Francisco, en passant par Hong Kong et la Thaïlande. C'est un film qui était doté d'un budget conséquent, et ça se voit à l'écran, pour notre plus grand plaisir. C'est aussi le dernier film de Ringo Lam avant son expérience américano-belge (entendez par-là un Van Damme produit par Hollywood) avec Maximum Risk (dans lequel il croisait, à Nice, - je vous le rappelle tellement ça me fait rire - Stéphane Audran et Jean-Hugues Anglade qui cachetonnaient par là...).
Il est à souligner que des femmes sont bien présentes dans ce film, ce qui est plutôt rarissime chez Ringo Lam, et occupent de surcroît des positions centrales. Mention spéciale à Rosamund Kwan qui joue une héroïne au comportement plus qu'ambigu.
Le personnage d'Andy Lau lui aussi n'est pas franchement tout blanc : il n'hésite pas à se servir d'innocents pour arriver à ses fins, à trahir. Un peu comme Chow Yun-fat dans City on Fire.
Décidément, pour Ringo Lam, le monde n'est pas blanc ou noir. Il est d'un gris sale et éprouvant.
Est-il besoin de préciser que The Adventurers est un film très violent ?
Chaudement recommandé.