BLACK PANTHER WARRIORS (THE) Chroniqué par David-Olivier Vidouze (mai 2002)


Titre alternatif : "Warriors : The Black Panther"

Info film

Réalisateur : Clarence Ford.
Producteur : Alan Tang Kwong-Wing.
Directeur artistique : Ma Chi Ming.
Scénariste : Tsang Kan-Cheung.
Chorégraphe des scènes d'action : Ma Chi Ming.
Monteur : Cheung Ka-Fai.
Opérateurs : Arthur Wong Ngok Tai, Jingle Ma Choh Shing, Gigo Lee Ji Hang, William Yim Wai Lun, Eric Chu Kwok Fai, Tony Cheung Tung-Leung.
Distribution : Alan Tang Kwong-Wing, Brigitte Lin Ching-Hsia, Tony Leung Ka-Fai, Simon Yam Tat-Wah, Carrie Ng Ka-Lai, Jennifer Chan Ming Chan, Yuen Wah, Dicky Cheung Wai Kin, Elsie Chan Yik Si, Melvin Wong Gam San, Bao Fang, Lily Lee Lee Lee, Si Gaai Keung.
Durée : 91 minutes.
Date de sortie : novembre 1993.
Genre : comédie d'action.
Catégorie IIB.


Info dvd

- Editeur : Mega Star Video Distribution (HK) Limited.
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Boîtier plastique noir.
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Zone : toutes zones, NTSC.
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Face unique / Couche simple.
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Sous-titrage : 9 sous-titres optionnels : anglais / chinois traditionnel / chinois simplifié / japonais / coréen / malais / indonésien / thaï / vietnamien.
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Chapitré : oui.


Image

- Format du dvd : 16:9 . De plus en plus de films en format anamorphique chez Mega Star, et plus généralement à Hong Kong.
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Format du film : 1.85 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
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Qualité du master : moyenne. Le film fait plus que son âge, même si le résultat n'est tout de même pas catastrophique.
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Qualité de la compression : assez bonne. Une image nette aux contours plutôt bien définis.


Son

- Son : Dolby Digital 5.1 .
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Langues : cantonais.
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Qualité du son : assez bonne. Rien de bien exceptionnel.


Suppléments 

- Bande annonce du film.
- Accès direct aux 9 chapitres (grâce à une image mouvante et tremblotante !).


Remarques

- Techniquement, un dvd plus qu'acceptable, étant donné que nous avons maintenant droit à un transfert anamorphique !
- Black Panther Warriors est un véritable ovni ! Si vous pensiez que l'absurde était porté au pinacle par Stephen Chow et que le "pire" ne vous fait pas peur, jetez-vous sur ce film. Pour les autres, un conseil, réfléchissez-y à deux fois...
Black Panther Warriors n'a quasiment pas de scénario et, de toute façon, tout le monde s'en contrefiche, acteurs et réalisateurs en tête. Une esquisse d'intrigue durant les 15 premières minutes puis au moins une heure de grand n'importe quoi. Et je pèse mes mots !!! Entre un Tony Leung Ka-Fai, parodiant le Andy Lau de Saviour Of The Soul, qui devient fou (il fait des pirouettes à n'en plus finir...) chaque fois qu'une femme lui parle en mandarin, un Dicky Cheung qui n'a un comportement normal qu'avec une tétine dans la bouche (autrement il bave, veut sa têtée et pousse des cris en guise de parole), un Simon Yam qui offre justement ses seins à ce même Dicky, une Carry Ng qui joue la nymphomane, nous sommes plus que servis. Seuls Alan Tang et Brigitte Lin semblent perdus : ils ne sont pas franchement drôles et, à vrai dire, n'essaie pas de l'être. La belle Brigitte semble être toute droite sortie d'un wu xia pian (d'ailleurs le film s'apparente à une sorte de wu xia pian sous acide : intrigue, atmosphère entourant certains personnages...) et Alan Tang a l'air de s'être trompé de plateau (il devait être en train de tourner un polar !).
Autant vous le dire tout de suite, les blagues ne sont pas franchement réussies et c'est plutôt de dépit que le spectateur, normalement constitué, rigole. A moins de s'endormir, bien entendu. Car autant Stephen Chow est capable de faire rire aux larmes, autant
Black Panther Warriors (quel titre sérieux !) échoue dans tous les registres. Même les intermèdes musclés, interprétés et quand même mis en scène par des spécialistes du genre, sont au mieux moyens, au pire ridicules. Et ce n'est pas la présence du grand Yuen Wah qui nous permettra de déguster quelques bonnes scènes d'arts martiaux.
Ce gigantesque fourre-tout est-il le produit d'un nombre impressionnant de chefs-opérateurs s'étant succédés sur le tournage (et non des moindres) ? Ou tout simplement un monstre comme seul Hong Kong pouvait en produire jusqu'au milieu des années 90 ?
Au choix, un navet ultime ou un chef-d'œuvre de folie. (Pour moi, c'est la première option !)


© HKCinemagic

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