RUNNING OUT OF TIME 2    Chroniqué par David-Olivier Vidouze (avril 2002)


Info film

Réalisateurs : Johnnie To Kei-Fung, Law Wing-Cheong.
Producteur : Johnny To Kei-Fung.
Scénaristes : Yau Nai-Hoi, Au Kin Yee, Milkyway Creative Team.
Directeur artistique : Choo Sung-Bong.
Distribution : Lau Ching-Wan, Ekin Cheng Yee-Kin, Kelly Lin Hsi-Lei, Hui Siu-Hung, Lam Suet, Ruby Wong Cheuk-Ling.
Durée : 93 minutes.
Date de sortie : 2001.
Genre : action.
Catégorie IIA


Info dvd

- Editeur : Mei Ah. Un des plus gros éditeurs de dvd hongkongais.
A noter que ce titre était prévu chez l'éditeur China Star. Celui-ci s'étant retiré du marché du dvd, c'est Mei Ah qui a récupéré son catalogue de films. Ainsi,
Running Out Of Time 2, par un hasard commercial, se trouve être le premier dvd de Mei Ah bénéficiant de la double couche (les films trop longs ou en DTS étaient jusqu'alors sur deux faces ; cf. City Of Lost Souls, The Man Who Stole The Sun...) !
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Boîtier plastique bleu noir (et plus le bleu fluo cher à Mei Ah... mais là encore, c'est grâce à China Star !).
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Zone : toutes zones, NTSC.
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Face unique / Couche double.
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Sous-titrage : 3 sous-titres optionnels : anglais, chinois traditionnel et chinois simplifié.
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Chapitré : oui.


Image

- Format du dvd : 16/9ème. Bonne mise en valeur du master !
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Format du film : 1.85 . Le format original est quasiment respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
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Qualité du master : très bonne. Une superbe copie !
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Qualité de la compression : bonne. Une image nette aux couleurs superbes.


Son

- Son : DTS ou Dolby Digital 5.1 (pour les deux langues).
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Langues : cantonais ou mandarin.
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Qualité du son : bonne.


Suppléments 

- Accès direct aux 9 chapitres (grâce à une image mouvante).
- Bande annonce du film.
- Making-of en cantonais non sous-titré (7 minutes) avec interviews de Lau Ching-Wan et d'Ekin Cheng.


Remarques

- Techniquement, un dvd de très bonne facture. Dommage que le making-of n'offre pas de sous-titrage anglais...
- Après la bonne surprise technique, passons à la mauvaise... le film ! On savait que la Milkyway produisait des oeuvres de qualité inégale, mais là, on touche vraiment le fond. Déjà, l'idée de faire une suite à un film qui montrait les derniers jours d'un condamné à mort clinique n'était pas très brillante, mais quand on sait qu'une grande partie du ressort dramatique reposait sur ce concept, les scénaristes se doivent d'être plus inventifs que de coutume. Or, dans Running Out Of Time 2, on a plutôt l'impression qu'ils ont traité le sujet par dessus la jambe... Où sont les méchants ? Il n'y en a pas un seul ! Comment provoquer ne serait-ce que la plus infime tension chez le spectateur ? Tout le monde est gentil... Le soit-disant "voleur" (Ekin Cheng, qui reprend le rôle d'Andy Lau) ne veut que voler les riches (une compagnie d'assurance) pour donner aux pauvres... Running Out Of Time, lui, nous offrait tout de même une bande de malfrats qui venaient pimenter les relations entre les deux protagonistes principaux. Rien de tel ici.
On reprend donc la musique (une belle et triste particition de Raymond Wong qui collait au premier opus mais semble désormais décalée - qu'y a-t-il de triste dans
ROOT 2 ?), les décors (beaucoup de "hauteurs", une bonne partie de l'action se passant sur des buildings), un des acteurs (Andy Lau a sûrement eu du nez, pour une fois, en refusant le rôle, même si Ekin Cheng est moins mauvais que d'habitude) et le concept du "gendarme et du voleur" (ou du "chat et de la souris", comme vous voulez !). C'est là l'essentiel du scénario : je te provoque, tu me cours après. Tu es à deux doigts de me rattraper, je te file entre les pattes... et les évasions d'Ekin Cheng sont trop incroyables pour être amusantes.
Rajoutons à cela des effets spéciaux ridicules et gratuits, tels que cet aigle qui arpente le ciel de Hong Kong et suit Ekin Cheng à la trace (vous noterez qu'on le débusque grâce à une plume qui reste sur un de ses vêtements, idée intégralement reprise de "L'Oiseau Au Plumage De Cristal" de Dario Argento).
Il est cependant toujours agréable de retrouver Lau Ching-Wan, un des cinq plus grands acteurs hongkongais, abonné aux production Milkyway, moins actif ces derniers temps (exceptés
A Dinner With Charles, La Brassière et Fat Choi Spirit). Il est ici impérial, comme à son habitude. Comme je l'indiquait plus haut, même s'il n'égale pas Andy Lau, Ekin Cheng se sort plutôt bien de son rôle (peut-être parce qu'il ne parle et ne bouge pas beaucoup ?). C'est d'ailleurs amusant de le voir les cheveux courts et quasiment barbu ! Sam Luet, dans son personnage de paumé, apporte un ton comique et est une des meilleures surprises du film.
S'il fallait sauver une scène - c'est d'ailleurs peut-être la seule qui puisse l'être -, ce serait le jeu-poursuite qui s'achève par une course en bicyclette. Musique, mouvements de caméra, interprétation, inventivité, tout est parfait. Dommage, c'est gratuit...
Globalement, la mise en scène est très soignée, assez virtuose par moments, mais malheureusement un peu trop glaciale. Comme si les réalisateurs se désintéressaient du film. C'est d'ailleurs, en conclusion, l'impression que nous donne le résultat final.


© HKCinemagic

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