EBOLA SYNDROME    Chroniqué par David-Olivier Vidouze (janvier 2002)


Info film

Réalisateur : Herman Yau Lai To.
Producteur : Wong Jing.
Chorégraphes des scènes d'action : James Ha Chim Si.
Scénariste : Chau Ting.
Distributeur : Golden Harvest Productions (HK).
Distribution : Anthony Wong Chau-Sang, Vincent Wan Yeung-Ming, Shing Fui On, Wong Chui Ling, Marianne Chan Miu Ying, Lo Meng, Peter Ngor Chi-Kwan, Cheung Liu, Lam Chiu Wing, Ng Shui Ting.
Durée : 97 minutes.
Date de sortie : juin 1996.
Genre : horreur / gore.
Catégorie III


Info dvd

- Editeur : Mo Asia, filiale de Japan Shock Video (tout un programme !), un label hollandais déjà coupable de la sortie en dvd de Men Behind The Sun.
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Boîtier plastique noir.
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Zone : toutes zones, NTSC.
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Face unique / Couche simple.
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Sous-titrage : 2 sous-titres optionnels : anglais ou hollandais.
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Chapitré : oui.


Image

- Format du dvd : 4:3.
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Format du film : 1.85 . Le format original est respecté.
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Qualité du master : bonne. Peu de scratches, rayures ou points blancs et de belles couleurs : l'éditeur a disposé d'une belle copie.
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Qualité de la compression : assez bonne. La compression est d'un niveau supérieur à celle de Men Behind The Sun, du même éditeur. L'image est globalement nette, sans traces de rémanence. Seul un léger fourmillement, parfois, peut retenir l'attention des yeux les plus attentifs.


Son

- Son : Dolby Digital Mono.
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Langues : cantonais.
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Qualité du son : assez bonne. Quelques grésillements, mais la bande son s'en tire honorablement.


Suppléments 

- Bande annonce du film.
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Images issues du film.
- Accès direct aux 8 chapitres (grâce à une image mouvante).
- Biographie et filmographie partielle de Herman Yau (2 pages en anglais).
- Equipes technique et artistique du film sur une page.


Remarques

- Techniquement, c'est un dvd moyen, une édition honorable. On ne trouverait rien à redire si son prix était celui pratiqué par des sociétés comme Universe ou Mei Ah, pour des produits comparables. Mais là, il s'approche plutôt (voire dépasse !) ceux pratiqués par les grosses majors pour des standards de qualité plus hauts.
- Ebola Syndrome s'apparente à une suite ou une variation sur The Untold Story, du même Herman Yau et avec le même indispensable Anthony Wong (il faut comprendre : "indispensable à toute catégorie III gore qui se respecte !" - pour la catégorie III érotique, c'est Elvis Tsui Kam-Kong qui s'y "colle"). On y retrouve ainsi l'individu pervers qui viole, tue et donne à manger aux clients de son restaurant de la viande humaine (il a une fois encore assassiné ses patrons !). A cette trame quelque peu usée, s'ajoute un nouveau délire de la fine équipe : en vadrouille dans la jungle (la première partie du film se déroule en Afrique du Sud), Anthony tombe nez à nez avec une femme à moitié morte. En bon samaritain, il la viole. Manque de chance, elle est atteinte du virus ebola et ne manque pas de lui transmettre. Heureusement pour Anthony, il ne développe pas la maladie mais la refile à toutes ses "conquêtes" et à tous ceux qui ont le malheur de croiser son chemin ou de manger dans son restaurant (le virus ayant pour vecteur toute sécrétion humaine). Il faut d'ailleurs admirer ces nombreux plans de l'intérieur de la bouche d'Anthony Wong,- où l'on découvre les particules prêtes à être expédiées au visage d'un pauvre quidam (Tsui Hark reprendra ce type de plans dans Knock Off : caméra embarquée dans une des chaussures de Jean-Claude Van Damme...).
Les scènes de carnage et de folie totale sont percutantes à souhait, notamment durant la poursuite finale. On atteint un des sommets du politiquement incorrect lorsqu'Anthony se masturbe dans la cuisine de son restaurant, dans un morceau de viande troué, qu'il repose bien à sa place une fois son forfait réalisé... Les amateurs apprécieront !
Au passif du film, un racisme plus que latent dans les scènes africaines (il n'est malheureusement pas rare dans le cinéma hongkongais que les blacks soient la cible de propos humiliants - voir à ce propos
Dr. Mack).
Comédie noire ou répugnant film gore ? En tout cas, un film salutaire au milieu d'une production cinématographique ne produisant plus que des clones de succès. A réserver à un public très averti (mais ça y est, vous l'êtes !).


© HKCinemagic

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