DRAGON'S CLAW    Chroniqué par David-Olivier Vidouze (février 2002)


Info film

Réalisateur : Joseph Kuo Nan-Hong.
Producteur : Joseph Kuo Nan-Hong.
Distribution : : Lau Ga Yung, Hwang Jang Lee, Wong Biu Chan, Hon Gwok Choi, Jue Tit Woh, Chan Lau, Kan Chia Fong.
Durée : 91 minutes.
Date de sortie : 1979.
Genre : kung-fu.
Catégorie II


Info dvd

- Editeur : Editeur : Mei Ah. Un des plus gros éditeurs de dvd hongkongais.
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Boîtier plastique bleu fluo.
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Zone : toutes zones, NTSC.
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Face unique / Couche simple.
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Sous-titrage : 3 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié.
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Chapitré : oui.


Image

- Format du dvd : 4:3.
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Format du film : 2.35 . Le format original est quasiment respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
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Qualité du master : moyenne. Autant l'état "physique" de la copie est presque parfait pour un film de cet âge (peu de scratches, points blancs et déchirures), autant la luminosité est trop appuyée, affadissant ainsi énormément les couleurs.
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Qualité de la compression : bonne. Peut-être est-ce dû au fait que les scènes de pénombre sont absentes du film, mais l'image est peu granuleuse, sans aucune trace de rémanence. De plus, elle est nette et dénuée du "voile" qu'on retrouve sur les deux 18 Bronzemen du même Joseph Kuo, édités simultanément par Mei Ah.


Son

- Son : Dolby Digital Mono.
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Langues : cantonais et mandarin.
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Qualité du son : assez bonne (un peu limite pour les fonds musicaux).


Suppléments 

- Accès direct aux 9 chapitres (grâce à une image fixe).
- Synopsis du film : une page en anglais ou en chinois.
- Distribution et équipe technique du film : 1 page en Anglais et en Chinois. Aucune biographie ni filmographie sur quelques acteurs ou membres.
- Pas de bande annonce.


Remarques

- Techniquement, le dvd de Dragon's Claw est une excellente surprise. Le film est vieux et, connaissant les habitudes de Mei Ah ainsi que le soin porté par les Hongkongais à la sauvegarde de leur patrimoine cinématographique, ont aurait pu s'attendre au pire. Au contraire, la copie est en bon état et la compression solide. Seule ombre au tableau, la pâleur des couleurs due à une luminosité trop importante. Mais considérons cela comme un détail, étant donné le plaisir procuré par la découverte de vieux films de kung-fu.
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Artistiquement, Dragon's Claw est une vraie réussite dans sa catégorie, les films d'arts martiaux de série. Dans un canevas classique et archi connu, il enchaîne en effet, à un rythme soutenu, des scènes de combats plutôt bien chorégraphiées et pas trop mal filmées (alors qu'à l'époque, c'était surtout sur ce point là que les films pêchaient).
Si le scénario est basique (un fils oisif doit venger la mort de son père, maître d'une école d'arts martiaux, et assurer la survie de son clan), quelques idées viennent troubler notre vision manichéiste du bien et du mal. Il s'avère ainsi que 18 ans plus tôt (l'âge du fils) le père vénéré a drogué sa future femme pour la violer et l'obliger à l'épouser. Par une prise martiale lui laissant une trace sur le torse, elle l'a peu après condamné à mourir doucement... Le méchant du film, décidé à détruire l'école du maître, est en fait l'ancien fiancé de la jeune femme, éconduit suite au viol et à l'étouffement de l'affaire. Aucun adulte n'est innocent ou coupable, tout n'est qu'apparence, les masques tombent. Ce sera à la jeunesse de rétablir l'emblême de l'école (remplacé par une copie - encore l'apparence à défaut de la vérité) et de venger les morts. A ce titre,
Dragon's Claw est plus intéressant que la saga des 18 Bronzemen. De plus, même si nous avons droit à des séances d'entraînement (spécialité de Joseph Kuo et de nombreux films de kung-fu "vieille école"), elles sont moins nombreuses que d'habitude. Autre plus de Dragon's Claw, l'humour qui vient un peu détendre l'atmosphère nous éviter de prendre le film trop au sérieux.
Les acteurs ne sont pas ridicules : il est clair que ce sont de véritables artistes martiaux, maîtrisant technique et sens de la chorégraphie.
A titre de comparaison,
Dragon's Claw est supérieur à bien des films que Jackie Chan tournaient à la même époque (voire un peu plus tard avec Dragon Lord).
Au final, certainement un petit classique du cinéma kung-fu des années 70.


© HKCinemagic

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