CHINA STRIKE FORCE    Chroniqué par David-Olivier Vidouze (septembre 2001)


Info film

Réalisateur : Stanley Tong Gwai Lai.
Producteurs : Stanley Tong Gwai Lai, André E. Morgan, Barbie Tung Wan Si.
Producteur exécutif : Paul Cheng Jan Bong.
Chorégraphes des scènes d'action : Stanley Tong Gwai Lai, Ailen Sit Chun Wai.
Scénaristes : Stanley Tong Gwai Lai, Steven Whitney.
Distribution : Aaron Kwok Fu Sing, Noriko Fujiwara, Wang Lee Hom, Ruby Lin, Coolio, Mark Dacascos, Paul Chun Pui, Lau Siu Ming, Ken Lo Wai-Kwong, Yuen Jung, Jackson Lau Hok Yin.
Apparition spéciale : Wong Tin-Lam.
Durée : 103 minutes.
Date de sortie : décembre 2000.
Genre : action.
Catégorie IIB


Info dvd

- Editeur : Deltamac (Hong Kong) Co., Ltd. Un éditeur qui s'est lancé dans la bataille "dvd" assez récemment (premiers titres : Fly Me To Polaris, Sausalito, Legend Of Speed, Conman In Tokyo, Cop On A Mission, Martial Angels...) et avec parcimonie.
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Boîtier plastique noir.
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Zone : toutes zones, NTSC.
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Face unique / Couche simple.
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Sous-titrage : 3 sous-titres optionnels : Anglais / Chinois traditionnel / Chinois simplifié.
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Chapitré : oui.


Image

- Format du dvd : 4:3.
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Format du film : 2.35 . Le format original est respecté, comme dans de nombreux dvd hongkongais.
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Qualité du master : bonne. On en attendait pas moins d'un film qui a moins d'un an. Quelques rayures et points blancs cependant.
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Qualité de la compression : moyenne. Les premières scènes, dans l'obscurité, laissaient présager le pire (couleurs qui bavent, grains...). Heureusement, les choses s'améliorent par la suite pour atteindre un niveau correct.


Son

- Son : Dolby Surround 5.1 et DTS.
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Langues : cantonais et mandarin.
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Qualité du son : bonne. Le 5.1 et le DTS sont proposés pour le cantonais et le mandarin.


Suppléments 

- Menu sonore en anglais et en chinois.
- Accès direct aux 12 chapitres (grâce à une image mouvante).
- Bande annonce du film.
- Making of d'environ 22 minutes.
- Biographie des principaux acteurs et du réalisateur en chinois uniquement.


Remarques

- Techniquement, le dvd de China Strike Force est honnête, mais tout de même un peu décevant quant à l'image qu'il propose. On était resté sur le très beau Conman In Tokyo, édité lui aussi par Deltamac, et il faut bien déchanter : image granuleuse lors des scènes dans l'obscurité, fourmillements... Evidemment, ce n'est pas terrible et plutôt mieux que beaucoup d'autres produits hongkongais, mais on est aujourd'hui en droit d'attendre autre chose. Un petit plus cependant pour les suppléments, plus riches qu'à l'accoutumée.
- China Strike Force marque le grand retour de Stanley Tong à Hong Kong, après une escapade de plusieurs années aux Etats-Unis, le temps de réaliser le nullissime Mister Magoo pour Walt Disney (avec Leslie Nielsen) et la série Martial Law (Le Flic de Hong Kong, avec Sammo Hung) pour la chaîne américaine CBS (diffusée en France sur M6).
Stanley a-t-il perdu son talent au contact des Américains ? S'est-il affadi ? Force est de constater que cette expérience ne l'a pas ramené dans son pays plus déterminé et inventif que jamais, à l'image d'un Ringo Lam livrant un Full Alert explosif après les frustations d'un
Maximum Risk non maîtrisé. Non, Stanley Tong a réalisé un film dans la lignée de First Strike, son principal atout en moins : Jackie Chan. Pour le remplacer, il a fait appel à une troupe d'acteurs plus médiocres les uns que les autres, l'OVNI Coolio en tête (encore pire ici que dans ses raps, dont est malheureusement affublée la bande son), espèce de caricature de truand black qui ferait passer Chris Rock pour un acteur bergmanien ! En plus, il s'essaye au kung-fu... Aaron Kwok est toujours aussi mauvais et n'a vraiment pour lui que sa belle gueule : difficile de croire à ses combats. Mark Dacascos ne sait lui aussi pas jouer, on le sait depuis longtemps, mais au moins ses joutes martiales sont convaincantes. Il est malheureux qu'il n'en ait pas plus... Noriko Fujiwara est mignonne. Que dire de plus ? Que ce n'est pas une actrice ?
Les scènes d'action, spécialités de Stanley Tong à sa grande époque (rappelez vous
Police Story III : Supercop...), sont complètement ratées : poursuites en voiture ridicules (jamais le fuyant et le poursuivant dans le même plan !), cascade à moto tellement découpée qu'on ne voit rien (à mille lieues de celle effectuée par Michelle Yeoh dans Supercop !!!), utilisation outrancière des câbles (un peu comme dans les américains Charlie's Angels et Romeo Must Die)... Là encore rien à sauver, mise à part la séquence finale en haut d'un building en construction sur une plaque de verre suspendue. Il paraîtrait que la faute en incombe en partie à Aaron Kwok qui a insisté pour réaliser lui-même ses cascades, le visage à découvert (il faut que le spectateur voit bien que c'est vraiment lui !). Et comme, bien entendu, ce n'est pas un cascadeur, il a fallu découper et redécouper les plans.
Le scénario est tout aussi faiblard et n'arrive pas à nous captiver entre les quelques petites scènes d'action. Un grand vide de près de trois quarts d'heure survient au milieu du film. Ce moment est interminable et nécessite l'usage de la télécommande.
En conclusion, il est pathétique qu'un réalisateur aussi talentueux que Stanley Tong (metteur en scène, je le répète d'un des plus grands films d'action de tous les temps,
Police Story 3 : Supercop) nous livre, pour son retour au pays, un navet aussi affligeant que China Strike Force. A croire qu'il ne s'est pas remis de son expérience américaine...


© HKCinemagic

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