JET LEE : La Filmographie

 

- 1982 : Shaolin Temple de Chang Hsin Yen.- 1984 : Kids from Shaolin de Chang Hsin Yen.- 1986 : Martial Arts from Shaolin de Liu Jialang

Le tryptique de Shaolin qui rendit Jet Lee (visible au générique sous son vrai nom : Li Lian Jie. Son nom n'ayant, à cette époque pas encore été "américanisé" en Jet Lee) célèbre dans toute la chine communiste. Shaolin Temple conte les péripéties d'un jeune moine shaolin, rebelle et naïf. Scénario absent pour des films kitschs qui gardent toute leur saveur lors de combats très impressionnants. Les décors naturels sont ahurissants de beauté. A noter dans l'opus one une ellipse extrêmement jouissive pour les yeux qui voit Lee à l'entraînement face à un décor s'adaptant au fil des saisons...

 

- 1988 : Born to Defend de Jet Lee

Premier film de Jet Lee en qualité de réalisateur. Born To Defend peut choquer par son côté nationaliste et donc, par extension, son racisme ambiant. Cependant, cette éternelle histoire de lutte contre l'envahisseur venu de l'occident propose quelques combats savoureux. Sauvage et nerveux, via quelques scènes frôlant la barbarie (cf la scène finale et la séquence dite de "l'urine"), Born To Defend reste une série B de moyenne facture.

 

- 1989 : Dragon Fight de Billy Tang

Sorti en vidéo sous le titre "The defector", ce film de Billy tang (tombé depuis dans les abymes de l'oubli) est piètrement joué, pas mieux réalisé, rébarbatif et foncièrement radin en scènes d'action. Fan, passe ton chemin !

 

- 1990 : The Master de Tsui hark

Etrange que ce film réalisé par Tsuï Hark. Filmé n'importe comment, n'importe où (les raccords de lieux sont inexistants) avec un sens du rythme qui brille par son absence, cette deuxième incursion de Jet Lee dans l'univers du film US (après Dragon fight) est, là aussi, complètement raté. Jet Lee n'y est que l'ombre de lui-même... Dommage.

 

- 1991 : Once upon a Time in China de Tsui Hark

La révélation. En endossant la tunique de Wong Fei Hung, Jet Lee gagne enfin la consécration qui lui est dû. Magnifiquement pensé, étudié, construit et mis en scène par Tsuï Hark (remis du navrant The Master) OUATIC s'impose, lors de sa sortie, comme un grand classique du cinéma de hong kong. Les combats sont précieux, le message est clair (la rétrocession, l'immobilisme culturelle, la technologie et...), bref une réussite.

 

- 1992 : Once Upon a Time in China 2 de Tsui Hark

Etonnement ! Tsuï Hark et Jet Lee reprennent du service pour offrir une suite au OUATIC précité. Au final, l'opus 2 surenchérit dans le spectaculaire et devient, magie des câbles et du montage, supérieur à son original. Jusqu'où iront-ils ?

 

- 1992 : Swordsman 2 de Ching Siu Tung

Produit par Tsuï Hark, ce "conte de démons" est un paradoxe. Extrêmement plaisant à regarder, le film recule les limites de la logique humaine (CF l'évasion de Lee), offre à l'une des plus belle femmes du monde un rôle à sa (dé)mesure (Brigitte Lin), les scènes d'actions sont habilement travaillé, la musique est superbe et pourtant... pourtant swordman 2 laisse un arrière-goût amer. Une impression d'arnaque. Sans doute due à un scénario bancal et maladroit.

 

- 1993 : Once Upon a Time in China 3 de Tsui Hark

Et de trois pour le tandem gagnant Hark-Lee. Malheureusement, la sauce commence à durcir et les répétitions se suivent. Raccourcis "hénaurmes" de scénario, pauvreté des décors.... le docteur Wong commencerait-il à vieillir ? Ce film marque également la fin (provisoire) du couple Lee-Hark suite à des divergences artistiques.

 

- 1993 : Legend of Fong Sai Yuk de Yuen Kwaï

En incarnant Fong Say Yuk, Jet Lee inaugure une autre figure héroïque de la mythologie chinoise. La scène d'ouverture sur un échafaudage est proprement renversante. Jet Lee prouve, si besoin est, qu'il est bel et bien l'un des meilleurs artistes martials issus du Soleil Levant. Cependant, si le film vaut largement le détour, Josephine Siao (qui interprète la mère de Fong Say Yuk) n'y est pas étrangère.

 

- 1993 : Fong Sai Yuk 2 de Yuen Kwaï

Suite des aventures de Fong Sai Yuk. Même équipe, même trame... même succès.

 

- 1993 : Last Hero in China de Wong Jing

As du trafique d'identité (la légende veut qu'il signe de son nom des films réalisés par d'autre), Wong Jim s'associe avec Lee le temps de quatre films dont Last Hero In China constitue l'opus one. Remake un tantinet satirique de la série des OUATIC, Last hero In China redonne à Lee la tunique de Wong fei Hung pour un film ovni. Parfois spectaculaire, parfois stupide mais toujours porté par une bonne humeur et une distance désarmante. Un ovni je vous dis !

 

- 1993 : The Kung Fu Cult Master de Wong Jing

Culotté et acharné, Wong Jing donne à Lee le rôle d'un fils de bonne famille à qui en but avec l'assassin de ses parents. Frôlant le grotesque (Samo Hung en vieux sage bourru fait peine à voir), le film ne vaut que pour les quelques séquences d'action avec Lee. Pour le reste....

 

- 1993 : The New Legend of Shaolin de Wong Jing

Autre inavoué de la série des Baby Cart (auxquelles ils emprunte la thématique du père errant avec son enfant) New Legend of Shaolin surprend par une atmosphère sombre et inquiétante. Frôlant le film de terreur pur dans certaines scènes, le film de Wong Jing offre quelques séquences pleines de bruit et de fureur comme on aimerait en voir plus souvent.

 

- 1994 : The Taï Chi Master de Yeun Woo Ping

Une perle, un bijou. Film en costumes d'action pur, Tai Chi Master permet à l'amateur de savourer quelques scènes d'anthologies, notamment dans l'hallucinante scène finale. Aux côté de le très belle Michelle Yeoh, Jet Lee fait des merveilles.. a conseiller !

 

- 1994 : Bodyguard from Beijing de Yuen Kwaï

Piètre remake de Bodyguard, le film de Yuen Kwaï offre quelques morceaux de bravoure. Mais c'est une pitance bien maigre pour le fan qui voit là son héros délaisser son art dans des scènes d'action plates et sans intérêt.

 

- 1994 : Fist of Legend de Gordon Chan

Sans doute le meilleur film de Jet Lee. remake de La fureur de vaincre, Lee y incarne un as des arts martiaux au sein d'une chine sous domination japonaise. Fist Of legend permet à Lee de jouer un être sain mais imperturbable, sans humour, froid, dur et impitoyable. Les combats (parmi les plus beau et les plus durs jamais vus sur un écran de cinéma) atteignent une sauvagerie rarement atteinte. Un must du cinéma HK comme on l'aime.

 

- 1995 : My Father is a Hero de Yuen Kwaï

Après Bodyguard from Beijing, nouvelle tentative de Lee pour sortir du carcan des films en costume. Il joue cette fois les espions dans une histoire inspirée par celle de True Lies.

 

- 1995 : High Risk de Wong Jing

Dans ce remake cocasse de Piège de cristal, Lee joue le rôle d'un garde du corps dont les interventions donnent lieu à des cascades explosives, mais où ses talents de combattant sont relégués au second plan. Quelque peu enfermé dans sa condition d'homme d'action, il se fait même voler la vedette par un Jackie Cheung irrésistible en vraie-fausse star de kung fu, affublé d'un pyjama jaune tout droit sorti du Jeu de la mort. Un film très fun donc, mais dont la prestation de Lee n'a rien d'exceptionnelle.

 

- 1996 : Dr Waï in the Scriptures with no Words de Ching Siu

La grande aventure selon Lee s'appelle, docteur Waï. Esthétiquement très ludique, ce film apporte une touche de fraîcheur à une filmographie qui en avait bien besoin.

  

- 1996 : Black Mask de Daniel Lee

Semi-echec pour cette adaptation d'un célèbre comic HK. Le mise en scène de Daniel Lee, la photographie, les FX, la musique et bien sûr Jet Lee... tout était en place pour faire de Black Mask une réussite indéniable. malheureusement.. le sieur Tsuï Hark (producteur du film) mit un bordel pas possible dans le montage initial de Daniel Lee. Résultat, Black Mask n'est plus un héros psychologiquement marqué, sombre, à la limite du schyzophrène mais un simple super héros, bancal et douteux dans sa personnalité.... Merci Hark !

 

- 1997 : Once Upon a Time in China and América de Samo Hung

Grosse farce ou naïveté insultante ? dans les deux cas, ce sixième opus des aventures de docteur marque : 1/ le retour de Lee dans la célèbre tunique beige. 2/ la mort d'un des plus grand héros du cinéma HK. En effet, sous la houlette d'un Samo Hung visiblement sous acide... le Docteur Wong en titre n'est qu'un pantin articulé et dépendant des délires scénaristiques de ses congénères. Chez Samo Hung, les indiens sont de vulgaires fantoches tout droit sortis du carnaval de dunkerque. Docteur Wong abandonne sa verve mystique et son charisme mythologique pour ne devenir qu'un héros de serial... snif !

 

- 1998 : The Hitman de Tung Waïo

Jouant les second couteaux aux côtés d'un Eric Tsang toujours parfait, The Hitman n'intéressera les fans de Lee pour une seule et unique raison... la permanente de notre héros... Sinon.

 

- 1998 : Lethal Weapon 4 de Richard Donner

En endossant le costume sombre du bad guy dans Lethal Weapon 4, Jet Lee déçoit. Aussi inquiétant soit-il, son personnage de chef de triade pêche par manque de relief. Les américains (Richard Donner en tête) prouvent leur incapacité à filmer correctement les chorégraphies des artistes martials. Un découpage trop haché nuit à l'efficacité du talent de Lee. Un bide en plus. A noter que c'est le seul film où Jet Lee meurt à la fin.

 

- 2000 : Romeo doit mourir de Andrewj Bartwick

Romeo Must Die n'est qu'un petit film d'exploitation, ennuyeux, il dure presque 2h!, et où il ne s'y passe pas grand chose. L'espoir d'assister à une version modernisée de la pièce de Shakespeare s'éloigne très vite pour laisser place à une banale histoire de gangs. Bien évidemment le réalisateur ne nous épargne aucun cliché: rap, habits et yeah man (le film se déroule essentiellement dans la communauté noire). Du bis même pas drôle... Mais bon, avec Jet Li on peut laisser passer si les combats sont époustouflants. Que neni! Le dogme dont a déjà souffert Jackie Chan est de rigueur : Plus d'une minute, tu ne te battras pas. Rien d'extraordinaire à se mettre sous la dent donc, si ce n'est un effet d'une belle vulgarité : par trois fois, l'adversaire se transforme en radio (comme chez le médecin, bien sûr) et on peut assister aux brisures des os (miam!). A éviter.

 

  Laï Fen - Laurent HENRY